Bonjour à tous,

Cette semaine, on parle d’une opportunité business encore largement sous-exploitée en Côte d’Ivoire.

Avec la montée en puissance de plateformes comme Glovo et Yango Livraison, de nouveaux modèles émergent sans restaurant, sans cuisine, et avec très peu de capital.

Dans l’article de la semaine, je vous montre comment certains génèrent déjà des revenus récurrents simplement en optimisant des offres existantes

Bonne lecture !

La citation de la semaine

La citation de cette semaine est un motivateur pour ceux qui hésitent encore à se lancer dans leurs projets d’entrepreneuriat : ne pas entreprendre est aussi un choix… mais un choix qui consiste à contribuer au projet de quelqu’un d’autre plutôt qu’au sien.

Elle ne dévalorise pas le salariat, mais elle rappelle que l’entrepreneuriat est avant tout une question de responsabilité personnelle et de prise d’initiative.

Les leçons que nous pouvons en tirer sont les suivantes :

  • Attendre est souvent plus risqué qu’agir : Le temps passé à ne pas essayer est du temps qui ne crée aucune valeur.

  • Il vaut mieux commencer petit que ne jamais commencer : Un projet imparfait aujourd’hui vaut mieux qu’une idée parfaite jamais lancée.

  • L’entrepreneuriat est un processus d’apprentissage : Chaque action permet d’ajuster, d’améliorer et de progresser.

Actualité des marchés

Cette semaine, le marché semble rentrer dans un tournant : on passe d’un marché en expansion à un marché en phase de correction / rotation plus marquée.

Les top performances

  • SETAO CI : +49,8%

  • SAFCA CI : +43,6%

  • VIVO ENERGY CI : 27,2%

Baisses remarquables

  • UNILEVER : -24,0%

  • CROWN SIEM : -14,9%

  • UNIWAX CI : -14,6%

L’article de la semaine

C’étais il y a quelque semaines,

Je suis en salle d’embarquement, en attente de mon vol pour Abidjan. Ma compagnie ne cesse de retarder le départ du vol, les annonces s’enchaînent, et comme souvent dans ces moments-là, tout le monde tue le temps comme il peut.

À ma droite, deux jeunes discutent. Au début, je n’y prête pas attention. Puis une phrase me fait décrocher de mon écran :

“Frère, moi je ne cuisine même pas.”

Je tourne légèrement la tête.

“Comment ça ?”

“Je prends des restos qui existent déjà. Je crée une marque sur Glovo. Et je prends ma commission sur chaque commande.”

Je fronce les sourcils.

Je crois que je n’ai pas bien compris.

“Mais… tu gères quoi concrètement ?”

“Le menu. Les photos. Le nom. Le lancement. Après ça tourne.”

Je pose mon téléphone.

“Et ça rapporte vraiment ?”

“Petit à petit. Mais c’est stable. Et surtout, je peux en lancer plusieurs.”

L’embarquement tant attendu survient finalement. Mais dans ma tête, ça tourne déjà.

Je repense à toutes les discussions que j’ai eues ces derniers mois. Des projets complexes. Des plateformes à construire. Des idées ambitieuses mais longues à exécuter.

Et pendant ce temps, je me rends compte que certains génèrent du cash en optimisant simplement des restaurants déjà présents sur des plateformes comme Glovo ou Yango.

⇒ Pas de cuisine. Pas de local. Pas d’équipe.

Juste une meilleure manière de présenter une offre qui existe déjà.

Et plus j’y pense, plus ça me frappe :

En Côte d’Ivoire, le marché est encore en pleine structuration. Les usages explosent. Mais l’exécution est encore largement perfectible.

Ce qui veut dire une chose très simple :

👉 Il y a un boulevard pour ceux qui comprennent comment capter la demande.

Je vous propose d’explorer les business qui gravitent autour de ces plateformes de livraison de nourriture cette semaine.

Le signal invisible : des milliers de restaurant sur Glovo et Yango mais personne pour les optimiser

La livraison de repas à Abidjan s’est ancré en quelques années dans les habitudes de consommation des habitants de la ville : Commande rapide, paiement mobile, livraison en moins de 30 minutes ⇒ le réflexe s’est installé.

Outre le fait de répondre à une certaine “flemme”, il faut avouer que dans la capital les bouchons ne s’arrêtent jamais. On peut facilement se retrouver à perdre 1h A/R pour aller récupérer son repas de 12h. La livraison s’impose comme un outil d’optimisation de sa productivité.

Mais derrière cette croissance, il y a une réalité beaucoup moins visible :

👉 La majorité des restaurants présents sur ces plateformes sont des indépendants.

👉 Et la plupart ne maîtrisent absolument pas les codes du digital.

Tu ouvres certaines pages et tu comprends immédiatement le problème :

  • Photos floues prises à la va-vite

  • Menus mal structurés

  • Noms peu attractifs

  • Aucune logique marketing

Résultat ⇒ Ils sont présents mais invisibles.

L’algorithme ne les pousse pas. Les clients ne cliquent pas. Les commandes ne tombent pas.

Et pourtant, la demande est bien là.

Ce que les clients achètent aujourd’hui, ce n’est pas seulement un plat.

C’est :

  • de la rapidité

  • de la simplicité

  • une expérience rassurante

Et sur ces plateformes, ce ne sont pas forcément les meilleurs cuisiniers qui gagnent.

👉 Ce sont les mieux présentés.

C’est là que se trouve l’opportunité.

Parce que contrairement à ce que beaucoup pensent, le problème n’est pas technologique.

Ce n’est pas une nouvelle application à créer.

C’est un problème d’exécution.

Optimiser une page. Structurer un menu. Créer une marque. Comprendre comment capter l’attention.

Des choses simples. Mais que très peu de restaurateurs font correctement aujourd’hui en Côte d’Ivoire.

Et dans un marché encore jeune, ça crée un décalage énorme :

👉 Une demande qui explose

👉 Une offre mal exploitée

Ce décalage, c’est exactement là où naissent les meilleurs business.

Et la bonne nouvelle ?

Tu n’as pas besoin de capital.

Tu n’as pas besoin de restaurant.

Tu n’as même pas besoin de savoir cuisiner.

Juste de comprendre comment transformer une présence existante en machine à commandes.

Nous allons explorer dans cet article 6 façons concrètes d’en profiter.

L’agence de restaurants virtuels : le modèle plus simple à lancer

Le principe est presque trop simple.

Tu prends un restaurant existant à Abidjan (maquis, fast-food, pizzeria…).

Et tu crées une nouvelle marque digitale pour lui sur Glovo ou Yango Livraison.

👉 Nouveau nom

👉 Nouveau menu (mieux structuré)

👉 Nouvelles photos (beaucoup plus attractives)

Mais derrière, c’est exactement la même cuisine.

Le restaurant ne change rien à son fonctionnement.

Les commandes arrivent simplement sous une autre “marque”.

Et toi, tu prends une commission sur chaque commande.

Concrètement, tu gères quoi ?

  • Le positionnement (ex : “Burger premium”, “Tacos express”, “Poulet braisé night”)

  • Les visuels (photos produits optimisées)

  • Le menu (noms, descriptions, pricing)

  • Le lancement sur la plateforme

Une fois que c’est en ligne et bien configuré ⇒ les commandes commencent à tomber toutes seules.

Modèle économique

  • Commission par commande : ~500 à 1 500 FCFA selon le panier

  • 1 restaurant = revenu récurrent mensuel

  • 5 à 10 restaurants = un vrai business

Pourquoi ça marche en Côte d’Ivoire ?

Parce que la majorité des restaurateurs :

  • ne comprennent pas l’importance du branding

  • n’optimisent pas leur présence digitale

  • sous-exploitent totalement les plateformes

Toi, tu arrives avec une logique simple :

👉 Transformer un restaurant “invisible” en machine à commandes

Sans cuisine. Sans stock. Sans logistique.

Exemple concret

Un maquis qui fait déjà :

  • du poulet braisé

  • des alloco

  • des sandwichs

Tu peux créer :

  • une marque “Poulet Braisé Express”

  • une marque “Alloco Street”

  • une marque “Sandwich Abidjan”

👉 3 entrées différentes sur la plateforme

👉 3 fois plus de visibilité

👉 3 sources de revenus

Multi marques par restaurant : multiplier ses revenus sans multiplier les efforts

Une fois que tu as compris le modèle, tu peux passer à un niveau beaucoup plus intéressant.

Ne plus créer une seule marque par restaurant ⇒ mais 3, 4, parfois 5 marques différentes à partir du même restaurant.

Le raisonnement est simple :

Un restaurant ivoirien typique propose souvent plusieurs types de plats :

  • poulet braisé

  • attiéké

  • burgers

  • chawarma

  • grillades

Mais sur Glovo, tout est mélangé sous une seule enseigne.

Résultat :

👉 le client ne comprend pas clairement l’offre

👉 la page convertit mal

👉 le potentiel est sous-exploité

Ta stratégie : découper l’offre

Tu transformes un seul restaurant en plusieurs “machines à commandes” :

  • une marque 100% poulet braisé

  • une marque street food (burgers / chawarma)

  • une marque attiéké & plats locaux

  • une marque “snacking de nuit”

👉 Chaque marque = positionnement clair

👉 Chaque marque = meilleure conversion

👉 Chaque marque = plus de commandes

Et le restaurant dans tout ça ?

Rien ne change.

👉 Même cuisine

👉 Même équipe

👉 Même stock

La seule différence :

👉 Une meilleure organisation de la demande

Modèle économique

Au lieu de gagner sur une seule marque :

👉 Tu multiplies tes revenus avec le même client

Un restaurant bien optimisé peut générer :

  • 3 à 5 marques actives

  • chacune avec des commandes régulières

Résultat :

👉 un seul partenaire peut devenir une vraie source de revenus mensuels solide

Pourquoi ça marche particulièrement bien à Abidjan ?

Parce que l’offre est naturellement “multi-produits”.

Contrairement à des marchés plus structurés :

👉 les restaurants ivoiriens sont déjà diversifiés

👉 mais cette diversité est mal présentée

Toi, tu fais juste une chose :

👉 tu crées de la lisibilité

Et sur ces plateformes, la lisibilité = commandes.

Refonte de page Glovo : le one-shot

Tout le monde ne veut pas partager ses revenus.

Certains restaurateurs préfèrent une approche simple :

👉 “Tu m’aides à améliorer ma page, je te paie une fois.”

Et c’est là qu’il y a une opportunité énorme.

Le constat est brutal

La majorité des pages sur Glovo et Yango en Côte d’Ivoire :

  • donnent faim… mais dans le mauvais sens

  • ne donnent aucune envie de cliquer

  • ne rassurent pas le client

Photos sombres. Plats mal présentés. Menus confus.

👉 Résultat : perte directe de chiffre d’affaires.

Ta mission : transformer une page en machine à conversion

En quelques jours, tu peux complètement repositionner un restaurant :

  • nouvelles photos (plus propres, plus “appétissantes”)

  • noms de plats retravaillés (plus clairs, plus vendeurs)

  • descriptions optimisées

  • structuration du menu (catégories simples, logiques)

👉 Objectif : augmenter le taux de clic et le panier moyen

Livrable

  • une page optimisée de A à Z

  • prête à performer immédiatement

Temps de travail :

👉 2 à 5 jours max

Modèle économique

  • Prix : 100 000 à 500 000 FCFA selon le niveau

  • 4 à 6 clients par mois = business déjà très rentable

Et surtout : paiement immédiat (pas besoin d’attendre les commandes)

Pourquoi les restaurateurs disent oui ?

Parce que le ROI est évident.

Exemple :

  • un restaurant fait 2 000 000 FCFA/mois sur la plateforme

  • +15% après optimisation = +300 000 FCFA

👉 ton service est rentabilisé en quelques semaines

E-franchise de marques virtuelles : l’approche capitaliste à son paroxysme

Jusqu’ici, tu optimises des restaurants existants. L’idée ici est de passer de “prestataire” à créateur de marque.

Le principe est simple :

Tu crées UNE marque forte, pensée dès le départ pour performer sur Glovo.

Exemples :

  • “Poulet Braisé Premium”

  • “Abidjan Burger Club”

  • “Alloco Express”

  • “Chawarma Night”

Une identité claire, un positionnement précis, des visuels propres.

Et ensuite ?

Tu ne cuisines pas ⇒Tu fais produire par des restaurants partenaires.

Tu “déploies” ta marque dans plusieurs cuisines existantes.

Concrètement

  • Restaurant A produit pour ta marque à Cocody

  • Restaurant B produit pour la même marque à Marcory

  • Restaurant C à Yopougon

👉 Même marque

👉 Même menu

👉 Même expérience

Mais production décentralisée.

Ton modèle économique

  • royalties : 5% à 10% du chiffre d’affaires généré

  • ou commission fixe par commande

Avec :

  • 5 restaurants partenaires → revenus déjà solides

  • 10-15 restaurants → véritable business structuré

Pourquoi c’est puissant ?

Parce que tu construis un actif.

Et une bonne marque :

  • se reconnaît

  • se recommande

  • se revend

Pourquoi ça marche en Côte d’Ivoire ?

Parce que le marché est encore en construction ⇒ Il n’y a presque aucune marque digitale forte sur ces plateformes

Tu arrives tôt ⇒Tu peux prendre de la place.

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